dimanche 26 septembre 2010

L'être et le néant

L’équipe du film
Il paraît que Mange prie aime sonne le grand retour de Julia Roberts. Il paraît.

L’histoire
Elizabeth Gilbert (Julia Roberts donc) s’ennuie dans son mariage avec un gars presque parfait, dans sa maison bien rangée qu’elle a minutieusement agencée, Elizabeth Gilbert s’ennuie jusque dans son brushing. C’est pourquoi elle quitte tout pour l’Italie, l’Inde et Bali ; l’occasion pour ces destinations de bénéficier d’un film publicitaire gratuit.

Mon avis
Choses qui incitent à ne pas s’enfuir de la projection avant la fin.
Dehors il pleut.
Le processus de digestion a commencé et mieux vaut le laisser se poursuivre confortablement installé dans un fauteuil.
Etant donnée la profusion de clichés, la lubie de s’assurer qu’aucun n’a été oublié.
L’espoir de voir surgir un quelconque intérêt (au bout d’1h59, se rendre à l’évidence que ce ne sera pas le cas puisque le film dure 2h00).
Mesurer son self contrôle, tester ses limites ; bref, avancer dans la connaissance de soi.
Ne pas faire de peine à la personne qui a proposé d’aller voir ce film (mais ça va se payer quand même).

Date de sortie
22 septembre 2009

Appréciation
0 étoile (sur 5)

dimanche 19 septembre 2010

A pair of brown eyes

L’équipe du film
Réalisation : Ben Affleck.
Avec Ben Affleck, Rebecca Half, John Hamm, Jeremy Renner, Blake Lively...

Date de sortie
19 septembre 2010

Appréciation
2 étoiles (sur 5)

jeudi 16 septembre 2010

Toute les femmes de ta vie

L’équipe du film
Chabadabada Claude Lelouch, réalisateur prolixe (La femme spectacle (1963), Un homme et une femme (1966), L’aventure c’est l’aventure (1972), Les uns et les autres (1981), Itinéraire d’un enfant gâté (1988), Tout ça… pour ça (1993), Hommes, femmes : mode d’emploi (1996), And now… ladies and gentlemen (2002), Les Parisiens (2004), Le courage d’aimer (2005), Roman de gare (2007)…) fête ses cinquante ans de cinéma avec Ces amours-là.
Chabadabada Audrey Dana donne la réplique à Dominique Pinon, Samuel Labarthe et Laurent Couson également co-compositeur de la bande originale avec chabadabada Francis Lai.

L’histoireLes histoires d’amour d’Ilva (Audrey Dana) finissent mal… en général.

Mon avisLelouch a truffé sa dernière œuvre en date d’anecdotes personnelles.
Hymne à l’amour, déclaration enflammée à la vie, à la musique, au cinéma, ce film aligne un casting sans notable fausse note si l’on excepte Raphaël qui semble bien embarrassé par son corps.
Les grands yeux candides d’Audrey Dana sont lumineux, mais tapi dans l’ombre, le sirupeux guette. Prêts à bondir au moindre regard de cocker, le gnangnan, le culcul, le mou du genou menacent de s’emparer de Ces amours-là.
A part ça, quelqu’un aurait-il le 06 de Laurent Couson ?

Date de sortie
15 septembre 2010

Appréciation
2 étoiles (sur 5)

mardi 27 juillet 2010

Lecce homo

L’équipe du film
Présent dans la section Panorama du Festival International du Film de Berlin, Le premier qui l’a dit (Mine vaganti) a été vendu à une quinzaine de pays ; ce qui lui a valu une sélection en compétition officielle au 9ème Festival de Tribeca à New York dans la catégorie Films de fiction du monde.

L’histoire
Lecce, ville des Pouilles, abrite la dynastie Cantone qui gère une célèbre fabrique de pâtes. Le patriarche s’apprête à passer le flambeau à son fils aîné quand celui-ci révèle son homosexualité à toute la famille, au grand dam du cadet, Tomasso, qui était sur le point de faire la même chose.

Mon avis
Désaltérant comme une glace à l’italienne en plein cœur de l’été, Le premier qui l’a dit nous emmène avec légèreté dans le tourbillon de la vie.
Dans la douceur des Pouilles, dans l’ocre jaune des pierres, on a envie d’être amoureux.

Date de sortie
21 juillet 2010

Appréciation
2 étoiles (sur 5)

mardi 15 juin 2010

Quelque chose en lui de Bartleby

L’équipe du film
Qui dit Jean Becker dit L’été meurtrier (1983), Elisa (1995), Les enfants du marais (1999), Un crime au paradis (2001), Effroyables jardins (2003), Dialogue avec mon jardinier (2007) et Deux jours à tuer (2008) avec Albert Dupontel, monumental.

L’histoireGermain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n'a pas connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans l'avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu'il est petit, à l'école primaire son instituteur l'a vite pris en grippe, il n'a jamais été cultivé, il est resté "en friche". Un jour, au parc, il fait la connaissance de Margueritte, une très vieille dame, ancienne chercheuse en agronomie, qui a voyagé dans le monde entier et qui a passé sa vie à lire. Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons.

Mon avis
Au cœur d’une distribution éclectique (Maurane, François-Xavier Demaison, Patrick Bouchitey, Jean-François Stévenin…), Gisèle Casadesus, frêle et élégante, accompagne un Gérard Depardieu en Lennie solitaire qui n’en fait même pas trop.
Jean Becker évoque les choses de la vie dans un délectable panaché entre La patience de Mauricette et Mort d’un jardinier de Lucien Suel saupoudré d’une pincée de Philippe Delerm.
Changez de carburant, roulez à l’essence Suel.

Date de sortie
02 juin 2010

Appréciation
2 étoiles (sur 5)

samedi 5 juin 2010

Que diable allait-il faire dans cette galère ?

L’équipe du film
La joliesse un peu gourde de Vanessa David (Sonia), alliée au professionnalisme de Vincent Elbaz (Ivan) dont on a ici franchement pitié, ne sauvent pas cette tentative de road movie qui ne tient pas la route une seconde.

L’histoire
Sonia ne lâche pas d'une semelle Ivan, bandit un peu maniaque tiré à quatre épingles.

Mon avis
Sweet valentine est présenté comme une comédie dramatique.
Par conséquent, si l’on en croit le Nouveau Petit Robert édition 1993, pages 410 et 686, nous aurions affaire à un "film présentant les caractères de la comédie ; pièce de théâtre ayant pour but de divertir en représentant les travers, les ridicules des caractères et des mœurs d’une société" et "qui est susceptible d’émouvoir, d’intéresser vivement le spectateur".
Il s'agit manifestement d'une erreur d’étiquetage.

Date de sortie
02 juin 2010

Appréciation
0 étoile (sur 5)

lundi 31 mai 2010

Amour, vengeance et justice

L’équipe du film
Oscar 2010 du meilleur film étranger et Goya 2010 du meilleur film hispano-américain, El secreto de sus ojos (Dans ses yeux) de Juan José Campanella réunit des acteurs stupéfiants : Soledad Villamil (Irene Menendez Hastings, lumineuse), Ricardo Darin (Benjamin Esposito), Guillermo Francella (Pablo Sandoval), Pablo Rago (Ricardo Morales).

L’histoire
Retraité du système judiciaire argentin, Benjamin Esposito s’attelle à l’écriture d’un roman retraçant une affaire dont il avait la charge en 1974.

Mon avis
Enquête policière, romance amoureuse, annales politiques s’entrecroisent avec brio.
Sous une apparente placidité, une tension énorme prend place au fil du film, emportée par un jeu d’acteur sobre mais d’une grande intensité.
L’intrigue est prenante, les personnages prodigieux.
L’ébauche d’une analyse psychologique apparaît même en filigrane.
Ces yeux-là sont une fenêtre ouverte sur l’humanité dans son extrême complexité.
Ces yeux-là disent qu’il faut parfois savoir fermer des portes pour pouvoir en ouvrir d’autres.

Date de sortie
5 mai 2010

Appréciation
3 étoiles (sur 5)