mercredi 14 octobre 2009

Tel épris qui croit éprendre

L’équipe du film
Mademoiselle Chambon est le premier roman d’Eric Holder porté à l’écran. Stéphane Brizé réunit Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon qui formèrent autrefois un couple à la ville. Autre couple et autre adaptation d’une œuvre d’Eric Holder : Sophie Marceau et Christophe Lambert seront dirigés dans L’homme de chevet par Alain Monne (sortie cette année).

L’histoire
Mademoiselle Chambon fait la connaissance de Jean, le père d’un de ses élèves et leur coeur fait boum. Véronique est libre mais Jean est marié et sa femme lui annonce qu’elle attend un deuxième enfant. Quelle voie va-t-il embrasser ?

Mon avis
Peu de mots dans cet éloge de la lenteur, mais beaucoup d’intensité dans la communication non-verbale.
Qu’est-ce qui émeut ces personnages ?
Le son du violon ? Une nuque offerte ? Des bras musclés ? Une proximité indicible ?
Qu’est-ce qui les renverse au point de devenir essentiel ?
Le mot de la fin est laissé à Barbara : "Quel joli temps pour se dire au revoir". Au revoir à l'autre et à soi-même ?

Date de sortie
14 octobre 2009

Appréciation
2 étoiles (sur 5)

lundi 12 octobre 2009

J'ai mal

L’équipe du film
Plus de 20 ans après la version originale d’Alan Parker et la série télévisée cultissime de Christopher Gore, Kevin Tanchaoren ose un remake de Fame. Croisons les doigts pour qu’il envisage une reconversion professionnelle.

L’histoire
La sélection à l’entrée de la prestigieuse High School of Performing Arts de New York est rude. Mais à l’issue des quatre années du cursus, comédiens, musiciens, danseurs… seront devenus de véritables artistes.

Mon avis
Comédie musicale avant-gardiste puisque dépourvue de chorégraphies et de comédiens, Fame 2009 met en scène de misérables "performances" scéniques exécutées (au sens propre comme au figuré) par des pantins sans épaisseur.
Ne nous attardons pas sur le découpage du film. Son réalisateur aurait été bien inspiré de suivre les cours de l’école dont il parle…
Grosse déception.

Date de sortie
07 octobre 2009

Appréciation
1 étoile (sur 5)

vendredi 2 octobre 2009

Supercalifragilisticexpedelilicieux

L’équipe du film
Adam Elliot a remporté, en 2004, l’oscar du meilleur court métrage pour Harvie Krumpet. Il lui a fallu cinq années pour réaliser Mary and Max. Ce film de 92 minutes contient
132 480 images. Il a nécessité la fabrication de 212 marionnettes, 1 026 bouches, 132 décors, 475 accessoires miniatures, 147 costumes.
73 kilos de pâte à modeler ont été magnifiés.

L’histoire
Un narrateur (Barry Humphries) raconte l’amitié par correspondance qui unit, pendant 20 ans, une fillette originaire d’Australie (Toni Colette) à un new-yorkais de 36 ans son aîné (Philip Seymour Hoffman). N’en dévoilons surtout pas davantage.

Mon avis
Cette tragicomédie fourmille de bons mots, d’émotions fortes, de bonheurs indescriptibles. On oublie très vite qu’il s’agit d'un film d'animation tout en continuant d’être émerveillé par les détails. Le choix de la musique, utilisée avec parcimonie, est toujours habile.
Sans mièvrerie, Mary and Max parle de différence, d’acceptation de soi, de besoin d’amour.
Vive les relations épistolaires.
Et vive la poésie d’Adam Elliot.

Date de sortie
30 septembre 2009

Appréciation
5 étoiles (sur 5)

vendredi 18 septembre 2009

Grosse Bouffe a faim

L’équipe du film
Julie & Julia de Nora Ephron est basé sur Julie and Julia: My Year of Cooking Dangerously, roman de Julie Powell. Difficile pour la réalisatrice de comédies romantiques (Nuits blanches à Seattle, 1993 ; Vous avez un message, 1998) de se relever après le bide de Ma sorcière bien aimée (Nicole Kidman, 2005).

L’histoire
Julie (Amy Adams) fait le pari de réaliser, en 365 jours, les 524 recettes du livre de Julia Child (Meryl Streep), Mastering the art of french cooking et crée un blog pour relater son expérience. Ce challenge est l’occasion d’en apprendre davantage sur la chef cuisinière et animatrice télévisée qui vulgarisa la cuisine française aux Etats-Unis.

Mon avis
Cordon bleu ceinture noire de gratin de pâtes, je ne pouvais passer à côté d’un film sur la cuisine. Mon temps aurait pourtant été mieux employé si j’avais fait autre chose (ma fameuse tarte banane-chocolat par exemple).
Meryl Streep a vraisemblablement cuisiné des champignons hallucinogènes pendant le tournage pour aboutir à cette effrayante caricature de Tootsie sous amphétamines.
Ce film est aussi plat qu’un soufflé raté (et je m’y connais !).

Date de sortie
16 septembre 2009

Appréciation
1 étoile (sur 5)

mercredi 16 septembre 2009

Poubelle la vie

L’équipe du film
Avant de réaliser Le syndrome du Titanic (qui fut d’abord un livre paru en 2004 aux éditions Calmann-Lévy), Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre avaient déjà travaillé ensemble pour Ushuaia Nature.

L’histoire
" Ce film est davantage un appel à la raison et un acte politique qu'un documentaire sur la crise écologique. D'ailleurs, la " belle nature sauvage " est la grande absente ". Dixit Nicolas Hulot himself.

Mon avis
Plus qu’une œuvre cinématographique, Le syndrome du Titanic est un film de campagne (politique pas rurale).
Nicolas Hulot est en tournée de mobilisation des citoyens contre l’humiliation des plus pauvres, pour une répartition plus équitable des richesses, une meilleure préservation des ressources naturelles, une gestion des déchets plus intelligente, une réflexion géopolitique plus approfondie…
José Bové et Olivier Besancenot sortez de ce corps !
Sérieusement, sur le fond, le scénariste et narrateur nous demande de revenir à l’essentiel ; ce qui à mon humble avis est plutôt une bonne idée.
Sur la forme, les images se contentent d’illustrer un exposé. Elles n’ont pas d’existence propre, de légitimité indépendamment du discours.
Le syndrome du Titanic, ce n’est pas du cinéma, c'est la réalité.

Date de sortie
07 octobre 2009

Appréciation
2 étoiles (sur 5)

dimanche 6 septembre 2009

La maman des poissons elle est bien gentille

L’équipe du film
La production de ce long métrage, parrainé par Jean-Michel Cousteau, a duré 7 ans.
26 expéditions internationales ont potentialisé 1 500 heures de plongée en 200 heures d’images et 85 minutes de film.
Premier docu-fiction entièrement tourné en numérique HD et en 3D-relief, Voyage sous les mers bénéficie de la collaboration du Programme des Nations Unies pour l’Environnement.

L’histoire
Une tortue retourne sur la plage qui l’a vue naître pour pondre à son tour. Sur la route, elle croise des baleines à bosses, des requins taureau, des lamantins, des raies aigle, des dauphins tachetés… et la plus élégante des créatures : l’hippocampe feuillu.

Mon avis
C’est l’extase ! Cette plongée virtuelle est sensationnelle, bouleversante, fascinante. De quoi faire friser d’envie les cheveux de Nicolas Hulot !
Deux éléments ont malheureusement parasité mon plaisir : d’une part la voix niaise de Marion Cotillard qui arrive à faire passer une tortue pour une demeurée et d’autre part l’absence d’indications géographiques.
Nombre d’espèces aperçues dans ce documentaire affichent un statut préoccupant (le requin baleine), sont en danger (la tortue de mer) ou en voie de disparition (le rorqual).
Arrêtons le massacre.
http://www.oceanfutures.org/

Date de sortie
26 août 2009

Appréciation
4 étoiles (sur 5)

vendredi 4 septembre 2009

J’m’attendais pas à toi

L’équipe du film
Auteur, compositeur, interprète, Philippe Katerine est également acteur. Dans Les regrets (Cédric Kahn), il incarne, avec un réalisme saisissant, le personnage de Franck, has been alcoolique, beauf au look improbable échappé des années 70. Ca lui va comme un gant.

L’histoire
De retour dans son village natal, Mathieu (Yvan Attal) aperçoit Maya (Valéria Bruni Tedeschi) et la passion qui les avait dévorés quinze ans plus tôt renaît instantanément. Ne dirait-on pas la quatrième de couverture d’un roman Harlequin ?

Mon avis
Cédric Kahn ne fait pas avancer le schmilblick.
Après 1h45 de voyage en voiture et en train, on a le mal des transports amoureux.
Doit-on tenter d’échapper à la passion ?
A-t-on le droit de continuer sa vie l’air de rien ?
Peut-on prendre le risque de ne pas aller jusqu’au bout ? D’autant que, comme le soulignait Pierre Desproges : "La nostalgie c’est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir.".

Date de sortie
02 septembre 2009

Appréciation
1 étoile (sur 5)